Rick Deckard Blade Runner

Publié le par PJ




    2019, Los Angeles. La Terre est surpeuplée et l’humanité est partie coloniser l’espace.
Les nouveaux colons sont assistés de Replicants, créations artificielles de plus en plus perfectionnées qui ressemblent de plus en plus à l’homme. Conçus comme de nouveaux esclaves (travailleurs, combattants, prostituées), certains parmi les plus évolués s’affranchissent de leurs chaînes et s’enfuient.


    Rick Deckard est un ancien Blade Runner, catégorie spéciale de policiers chargés de "retirer" ces replicants. Il accepte une nouvelle mission qui consiste à retrouver quatre de ces individus qui viennent de regagner la Terre après avoir volé une navette spatiale. Ces replicants sont des Nexus 6, derniers nés de la technologie développée par la Tyrell Corporation.


   

    Alors qu’en ce début des années 80 la science-fiction connaît un regain d’intérêt grâce au triomphe de Starwars Do androids dream of electric sheep ?, ne conservant que l’idée générale et inventant absolument tout le reste. (1977), le scénariste Hampton Fancher adapte très librement le livre de Philip K. Dick

    Il est secondé par David Peoples et Ridley Scott, très rapidement attachés au projet. Sous l’impulsion du cinéaste, Blade runner (1982) devient un projet gigantesque, dépassant allègrement le budget alloué au départ. Inspiré à la fois par le film noir et les dessins futuristes de Moebius et d’Enki Bilal, Scott s’attache à décrire un avenir crédible : population mondiale concentrée dans des mégalopoles toujours plus tentaculaires, pollution galopante ayant détruit les animaux et androïdes qui remplacent les humains pour les travaux pénibles.
Le métrage étonne sans cesse par son refus de l’action pure et sa volonté de poétiser chaque séquence.



    Ainsi, bouleversant la traditionnelle barrière entre le bien et le mal, les auteurs rendent leurs Réplicants attachants dans leur volonté de s’humaniser. Métaphore de la condition humaine, ce combat pour rencontrer leur Créateur et demander à vivre plus longtemps est aussi celui de tout être pensant. Tels des enfants (ils sont systématiquement entourés de poupées), les Réplicants font des bêtises - ils tuent ceux qui les agressent - mais leurs réactions ne sont jamais vraiment réfléchies.

 
    Au final, ils nous émeuvent au plus haut point, surtout lors de la bouleversante confrontation finale entre Harrison Ford et Rutger Hauer. Déjà séduit par l’univers foisonnant du film, le spectateur ressent alors une intense émotion devant ce brusque élan poétique.



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